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Rsa et Rmi

Revalorisation du montant forfaitaire 2010

Déclaration des Administrateurs-trice-s Cgt de la CNAF

vendredi 18 décembre 2009, par CGT Educ’Action 94

Projet de décret portant sur la revalorisation du montant forfaitaire du Rsa et du Rmi.

Ce décret en revalorisant les deux minima sociaux RSA et RMI de 1,2 % soit 460,09 € pour une personne seule contre 454,63 € en 2009, soit plus 5,46 € par mois, confirme la volonté du gouvernement de maintenir à la moitié du seuil de pauvreté plusieurs millions de personnes, nous sommes là face à une situation indigne de la part d’un pays développé comme la France et très loin des promesses affichées par le gouvernement de lutter contre la pauvreté dans notre pays.

Chacun sait que la situation économique et le chômage exponentiel qui en découle avec ses drames humains, ne peut permettre de trouver un emploi décent pour tous. Il convient dès à présent de prendre les mesures pour cesser de maintenir les bénéficiaires des minima sociaux en dessous du seuil de pauvreté monétaire officiel, soit 910 euros mensuels. Comment survivre avec de tels revenus ?

Pour la CGT, nous affirmons et revendiquons que toute personne demandeuse d’emploi soit indemnisée sur la base de 80 % du Smic que la CGT revendique à 1 600,00 € mensuels, il s’agit là d’une garantie minimum pour avoir les moyens de vivre un peu plus dignement dans notre pays.

La non revalorisation de la base de calcul des prestations familiales en 2010 et la faible revalorisation des plafonds de ressources (+ 0,32) pour le droit à certaines prestations, sont loin de répondre à l’attente des familles, en particulier celles en situation les plus précaires.

Le gouvernement doit revenir également sur ces décisions désastreuses en engageant notamment une réforme du financement de la Sécurité sociale qui permette d’accroître ses recettes pour répondre aux besoins sociaux. Il y a urgence de ce point de vue où l’inertie gouvernementale en maintenant des déficits importants met en péril l’existence même d’une Sécurité sociale dans notre pays.

Montreuil, le 16 décembre 2009

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