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Titulaires et non-titulaires

Toutes et tous en grève le 24 novembre 2009

vendredi 20 novembre 2009, par CGT Educ’Action 94

Pour construire une mobilisation d’ampleur

POUR EXIGER UN PLAN DE TITULARISATION !

mardi 24 novembre 2009

MANIFESTATION A 14h30 DE PORT-ROYAL AU METRO ST FRANCOIS XAVIER

Rendez-vous à 14h00 au RER Port-Royal au niveau du ballon de la CGT et derrière notre banderole Non-Titulaires.

AG à 18h00, salle Varlin, bourse du travail de Paris (rue du Château d’Eau)

Imprimer le tract national de la CGT-Educ’action
http://www.cgteduccreteil.org/IMG/pdf/Tract_Appel_24_novembre.pdf

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Imprimer le tract académique de la CGT-Educ’action : nos exigeons un plan de titularisation !

http://www.cgteduccreteil.org/IMG/pdf/tract_non-titulaires_greve_24_novembre_2009.pdf

La CGT-Educ’action, la FSU et SUD-Education appellent à la grève le mardi 24 novembre pour s’opposer au budget catastrophique annoncé pour 2010.

De jour en jour, les personnels et les élèves subissent la politique gouvernementale de casse des services publics avec la remise en cause des principes fondateurs d’une école républicaine, laïque, gratuite, ouverte à toutes et tous. Les personnels n’acceptent pas les conditions dans lesquelles se prépare la rentrée 2010. Depuis 2007, au nom du dogme de la réduction des déficits publics, le gouvernement a détruit dans l’enseignement scolaire :

moins 11 200 emplois en 2008 !

moins 13 500 emplois en 2009 !

moins 16 000 emplois pour la rentrée 2010 !

Nous refusons ces nouvelles suppressions d’emplois et revendiquons la titularisation des personnels précaires, sans condition de concours ni de nationalité !

Les non-titulaires sont les premières victimes de cet assèchement des emplois publics. Pour la CGT-Educ’action, la grève du 24 novembre 2009 doit être l’occasion d’une première étape pour gagner un plan de titularisation.

La CGT-Educ’action et les non-titulaires

Dans l’académie de Créteil, la CGT-Educ’action est la première organisation syndicale des personnels non-titulaires enseignants (plus de 30 % aux dernières élections) et la seconde pour l’ensemble des enseignants du second degré.

22 élu-e-s de la CGT-Educ’action Créteil participent donc aux Commissions Paritaires au Rectorat. Ils sont présents et disponibles pour vous aider : ce qu’ils ont fait durant les congés d’été pour le réemploi et l’affectation des personnels titulaires et non-titulaires. Le collectif non-titulaires de la CGT-Educ’action Créteil comptabilise à ce jour plus de 400 collègues non-titulaires qui reçoivent régulièrement des informations de la part des élu-e-s et des militant-e-s du syndicat. Au moins 3 réunions par an du collectif sont organisées depuis plusieurs années.

Sans certitude d’une année sur l’autre d’avoir un poste, ou même d’avoir un poste près de chez eux, ou dans des niveaux qu’ils connaissent. Corvéables à merci, payés souvent avec retard, sans reconnaissance réelle de la part de l’institution, avec de moins en moins de possibilité d’évoluer vers une stabilisation de leur emploi (que ce soit avec une titularisation - suppression de postes de titulaires, "Mastérisation" et concours sélectifs rendent la titularisation souvent inaccessible....- ou avec un Contrat à Durée Indéterminée - contrat qui n’apporte qu’une priorité toute relative et même pas la garantie d’un salaire complet...). C’est le quotidien des enseignants non-titulaires.

Toute la Fonction Publique est concernée par la précarité : dans un courrier adressé au ministre du budget et de la Fonction Publique, l’UGFF-CGT (union générale des fonctionnaires) a rappelé l’exigence de « la titularisation des fonctionnaires qui ne disent pas leur nom ». Pour l’UGFF-CGT, l’exigence de la titularisation des non-titulaires est « inscrite dans la réalité des contractuels aujourd’hui ».

Ces suppressions accompagnent les multiples transformations radicales du système éducatif, dans le droit fil des orientations européennes libérales qui ont inspiré la loi Fillon de 2005.

Généralisation du bac pro 3 ans

Nous militons pour le retrait de cette réforme qui a provoqué, dès la rentrée 2009, une dégradation des conditions d’accueil et de travail des élèves et des personnels. La mise en place de l’épreuve orale de contrôle du bac professionnel 2009 s’est déroulée dans la plus grande confusion et a contribué à diminuer la valeur du diplôme délivré. Il en sera de même du BEP ou du CAP. A nous de nous mobiliser à la hauteur de ces enjeux !

Réformes dans le 1er degré

Que ce soit la suppression des enseignements du samedi, inefficace et contreproductive, les programmes scolaires rétrogrades dénoncés par tous, les attaques contre le droit de grève avec le service minimum d’accueil tout cela concourt à affaiblir le rôle et le fonctionnement de l’école.

Réforme du lycée général et technologique

Les mesures annoncées ne répondent pas à la principale revendication des personnels et des jeunes qui est l’amélioration des conditions de travail et d’étude pour assurer la réussite de tous. De trop nombreuses zones d’ombre subsistent. Elles cachent de réelles menaces, notamment sur la voie technologique. La plupart des mesures proposées vont se heurter à la question du manque de moyens.

Disparition annoncée des IUFM

La formation initiale des enseignants qui se réduit à une forme de compagnonnage rendra très difficile l’entrée dans le métier des jeunes collègues tout en ne leur permettant pas de remplir correctement leurs missions. La CGT Educ’action revendique une formation programmée progressive et cohérente aux métiers de l’Éducation dans le cadre de l’IUFM où interviennent des enseignants chercheurs, des équipes de formateurs qualifiés du 1er et du 2nd degré favorisant un aller-retour entre expériences de terrain et apports disciplinaires et pédagogiques de haut niveau.

Masterisation et baisse significative des postes aux concours de recrutement

Reculer le concours après un diplôme à bac +5 (M2), c’est instituer une sélection sociale insupportable pour les étudiants les plus modestes et rendre plus difficile aux non-titulaires l’accès à la titularisation et à l’emploi statutaire.

Cette hausse du niveau de recrutement n’est pas accompagnée d’une revalorisation salariale à la hauteur. Avec cette « réforme », l’utilisation de vacataires va s’accentuer : sur toute la France, 50000 étudiants vont devoir effectuer des vacations (pour "découvrir" le métier), à raison de 108h (50h cette année pour cause d’année de transition dans la réforme)....le calcul sur les postes économisés est vite fait : 15400 ! Par ailleurs, mettre sans formation des dizaines de milliers d’étudiants devant élève démontre une nouvelle fois le peu d’intérêt du Ministère pour la formation des élèves...et des enseignants !

La CGT Educ’action revendique un concours national après la licence et une formation initiale de deux ans comme fonctionnaire stagiaire reconnue par un master.

Ces « réformes » induites par la politique gouvernementale de réduire l’emploi statutaire à l’Éducation nationale comme dans toute la fonction publique, se concrétisent par le non-remplacement d’un départ en retraite d’un fonctionnaire sur deux.

Il en résulte un redéploiement des moyens. Heures supplémentaires et primes en échange de l’acceptation des suppressions d’emplois : ce « donnant-donnant » voulu par le ministre est inacceptable ! C’est un leurre qui ne répond pas à l’exigence de revalorisation salariale immédiate des personnels : pour la CGT Educ’action, il faut une nouvelle grille des traitements débutant à 2 600 € (soit 2 fois le SMIC) et une augmentation de 70 points d’indice pour tous les personnels (soit plus de 300 € pour tous). Face à cette véritable destruction des services publics et de la fonction publique (loi de mobilité, loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire, généralisation de la contractualisation dans la fonction publique territoriale, privatisation de la Poste…), la CGT Educ’action appelle les personnels à se mobiliser et à faire de la grève du 24 novembre une nouvelle étape dans la lutte revendicative, pour une autre politique en matière d’emplois, de salaires et d’éducation.

Elle appelle les personnels à se réunir dans l’unité, la plus large possible, dans nos établissements pour discuter dès maintenant des suites rapides et fortes à donner à cette première étape qui doit être d’ampleur.