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La lettre 279 de l’UGICT CGT du 09 novembre 2009

lundi 9 novembre 2009, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : ÉGALITÉ FEMMES HOMMES : UN SERPENT DE MER DU DIALOGUE SOCIAL

Qu’il s’agisse du « plafond de verre » leur interdisant
l’accès aux responsabilités dans les entreprises, ou
bien des disparités salariales ou encore de l’inégalité
flagrante vis-à-vis de la précarité, la situation faite aux
femmes dans le travail reste un serpent de mer du dialogue
social. Pourtant, en matière d’égalité professionnelle
et salariale entre les femmes et les hommes, ce
n’est pas de textes de loi, d’accords collectifs que nous
manquons, mais de volonté réelle de les faire appliquer.
Dans notre pays de 1983 à 2006, il y a eu pas
moins de quatre lois, un accord (signé notamment par
la CGT), une charte de l’égalité et un label égalité ! Dans
l’Union européenne, la question est abordée dans deux
traités, cinq directives, une recommandation et dans la
Charte sociale révisée. Sur le plan international, la
convention n° 111 de l’Organisation Internationale du
Travail prévoit depuis 1950 : égalité de salaire pour un
travail de « valeur égale ». Cette fois, le gouvernement
dit vouloir se saisir de cette question. Mais à l’occasion
de la réunion de la Commission Nationale de la
Négociation Collective du vendredi 6 novembre 2009,
le ministre du Travail a remis aux partenaires sociaux
une note d’orientation dans laquelle il
reporte une nouvelle fois les sanctions
financières à l’égard des entreprises. Ce
n’est pas faute cependant de bien
connaître le paysage des inégalités tel
que les écarts de rémunérations (27%
en défaveur des femmes), les moindres
déroulements de carrière, la précarité
qui s’accroît sans limite dans les secteurs
féminisées. Pour la CGT, « la
négociation collective est en panne, tant
dans les branches que dans les entreprises
 : 43 % des branches n’ont pas
entériné de négociations en 2008 et
5%seulement des accords abordent le
thème de l’égalité, une entreprise sur
deux de plus de 300 salariés ne produit
pas de rapport de situation comparée. » Suffisamment
de lois et de textes permettraient aujourd’hui de transformer
cette situation. « L’heure n’est plus à débuter un
nouveau processus de négociation mais à appliquer et
faire appliquer les lois et les accords collectifs avec
rigueur pour progresser correctement », soutient la
CGT qui réclame la mise en oeuvre sans délai, de l’engagement
pris en 2007 par le ministre du Travail, d’appliquer
dès 2010 des sanctions financières à toutes les
entreprises qui n’auraient pas eu de négociations
« égalité » en 2009.
C’est l’ensemble de la politique gouvernementale qui
doit être mise à plat car elle est source d’inégalités et
en particulier entre les femmes et les hommes au
travail. La logique du « travailler plus pour gagner
plus », le travail du dimanche, l’individualisation des
rémunérations, l’affaiblissement des droits collectifs,
la réforme des MDA sont autant de mesures qui
aggravent les inégalités au lieu de les résorber. Le
gouvernement doit aussi balayer devant sa propre
porte et cesser de donner quitus aux employeurs sur
leurs politiques sociales.

SOMMAIRE :
- Hôpitaux : fortes contraintes horaires, rythme accru pour les soignants
- Protection Judiciaire de la Jeunesse : Alliot-Marie maintient la restructuration
- Journalistes pigistes : trois syndicats font annuler des dispositions défavorables
- Presse : trois syndicats de journalistes alertent Sarkozy
- Délation sur Internet : la justice suspend le système
- Privatisation de La Poste : le Sénat rejette la motion demandant un référendum
- Pénibilité au travail et TMS : la FERC-CGT lance une campagne
- Les débats de l’Ugict-CGT : le 24 novembre autour du livre de Dominique Deceze

Téléchargez la lettre pour la lire, l’afficher en salle des profs !