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La lettre 274 de l’UGICT CGT du 5 octobre 2009

lundi 5 octobre 2009, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : QUAND LE TRAVAIL FRISE L’INDÉCENCE

La semaine sociale sera marquée par la journée
de mercredi 7 octobre que 7 organisations syndicales
ont choisi comme journée nationale d’action
interprofessionnelle. Evidemment, les commentateurs
et les extra-lucides du social ne manqueront
pas de comparer les mobilisations de
début 2009 avec celle de mercredi. Que l’exercice
unitaire soit difficile, c’est certain. Que la colère
sociale soit retombée, rien n’est moins sûr. En
effet, les salariés se déclarent assez volontiers
disponibles pour agir et leurs préoccupations sur
l’emploi, les salaires, la protection sociale se
retrouvent bien dans la plateforme que les organisations
syndicales défendent ensemble depuis
le 5 janvier 2009. Mieux, ces préoccupations
sociales s’avivent, s’aiguisent à mesure que le
contrecoup social de la crise financière détruit les
emplois et justifie des restructurations.
Les salariés les plus qualifiés, ceux placés en responsabilité
n’échappent pas au rouleau compresseur
comme en témoignent les indicateurs
de l’emploi des jeunes diplômés de la promotion
2008. Si ces derniers peinent à trouver leur
place, ils trouvent surtout des salaires de départ
moindres et des situations plus précaires. Ce
n’est pas la prudence, mais l’opportunisme qui
conduit les entreprises à profiter de cette situation
pour tirer durablement vers le bas le paiement,
la reconnaissance des qualifications.
L’encadrement et la maîtrise sont en ce moment
au coeur d’une actualité dramatique avec les suicides
au travail ou à cause du travail. C’est toute
une culture managériale imposée au nom de la
concurrence que ces drames dénoncent. Celle
qui confond encadrement et garde-chiourme,
qui impose des challenges infantilisants, des critères
d’évaluation dégradants. Ces méthodes de
management portent la négation de la dignité.
Elles sont l’indécence même… et justement ce 7
octobre, journée mondiale pour le travail décent,
les salariés de nos catégories devraient se mobiliser
sous des formes à décider avec eux pour
combattre ces conditions de travail. Nous avons
l’occasion là de dire que ce ne sont pas les salariés
qui sont malades au point de se supprimer,
mais les entreprises qui sont devenues mortifères.
L’occasion de dire : non décidément le suicide
n’est pas une mode, mais il y a bien
urgence… La prévention, les numéros verts, les
cellules d’écoute comme seules réponses, ça ne
suffit pas.

SOMMAIRE :

- Profession infirmière : manifestations contre la mise en place de l’Ordre
- Freescale Toulouse : la police intervient dans l’usine
- CityJet : mouvement de grève dans la filiale d’Air France
- Jeunes diplômés promotion 2008 : moins d’embauches, moins de CDI
- Fonction publique territoriale : les transferts de l’État dopent les effectifs
- États-Unis : - 263 000 emplois en un mois
- Rencontre CGT-NPA : constat de divergences
- Perquisition au siège de l’Unef : le syndicat étudiant dément tout financement occulte de l’UIMM
- Sratégie nationale de recherche et d’innovation : une vocation cosmétique, sans souffle porteur
- Rencontre-débat : diplôme, métier, travail : quelle éthique, quelle identité, quelle émancipation ?
- Réseau social : la CGT des cadres et techncien-nes sur Facebook !

Téléchargez la lettre pour la lire, l’afficher en salle des profs !