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La lettre 272 de l’UGICT CGT du 21 septembre 2009

lundi 21 septembre 2009, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : CHRISTIAN ESTROSI JOUE LES POMPIERS MÉDIATIQUES

Depuis que certaines annonces de fermetures
d’entreprises crèvent l’écran, le ministre de
l’Industrie est chargé de décliner les rodomontades
présidentielles et de fustiger les patrons
indélicats, afin de faire croire que le gouvernement
a une politique industrielle et qu’il ne s’en
laissera pas compter par le capitalisme sauvage.
Réussira-t-il chez Wipro à Sofia Antipolis à faire
mieux que chez Molex ? Cette affaire qui touche
61 ingénieurs en Recherche et Développement est
apparue au grand jour parce qu’elle repose la
question des aides publiques. Le ministre a jugé
« indigne » l’attitude des dirigeants, en rappelant
que « l’entreprise a bénéficié au titre du Crédit
Impôt Recherche d’un montant de 5 millions
d’euros sur trois ans . […] Un tel dévoiement de
ce dispositif qui favorise les investissements
dans le domaine de la Recherche et de l’Innovation
et qui permet le développement de l’activité
et la création d’emplois est inadmissible » a-t-il
ajouté. On imagine bien l’effet produit par cette
admonestation sur les patrons indiens de Wipro.
Lorsque l’on se souvient de la manière dont
M.Mittal s’est assis sur les promesses de Nicolas
Sarkozy aux ouvriers de Grandrange, on imagine
sans peine l’anxiété de ces managers convoqués
cette semaine chez le ministre. Qu’ont-ils à craindre
 ? Rien d’un point de vue légal semble-t-il ?
L’opprobre ? Ne rêvons pas, on entrerait dans un
débat moral qui n’est pas vraiment de saison en
cette période de crise. Le ministre leur a laissé 15
jours pour faire la preuve « qu’ils ne sont pas des
patrons sans scrupules ». Christian Estrosi a
couvert et cautionné des manoeuvres illégales
des patrons américains de Molex qui viennent
d’aboutir au désastre social que l’on sait. Si la
manière dont l’État a traité le dossier Molex préfigure
ce que peuvent être les états généraux de
l’industrie annoncés début septembre par
Nicolas Sarkozy, « il y a de quoi être pessimiste
 », s’est inquiété le Secrétaire général de la
CGT. Pourtant, il y a urgence ! Car dans le
domaine de la Recherche et Développement
aussi notre pays est en train de laisser filer ses
capacités. C’est ainsi que le bassin pour Sophia
Antipolis est particulièrement sinistré. Entre Texas
Instrument, ST-Ericsson ou Alcatel Lucent, 700
emplois seraient menacés, en attendant peut-être
d’autres charrettes du côté de HP et de Schneider.
En s’amputant de ce secteur stratégique, la France
se prive des possibilités de rebondir.

SOMMAIRE :

- Meilleurtaux.com : 80 suppressions d’emplois
- Spectacle vivant : les professionnels appelés à la mobilisation lundi
- AFPA : les syndicats mobilisent contre le transfert à Pôle emploi
- Agence France Presse : une grève pour l’indépendance
- Emploi : le pire est à venir
- Renault : les ingénieurs en chômage le vendredi
- PME : les cadres y gagent 4 500 euros de moins par an
- Enseignement : le niveau scolaire fortement déterminé par le milieu social
- Classes « prépa » : 30 % d’élèves boursiers à la rentrée

Téléchargez la lettre pour la lire, l’afficher en salle des profs !