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Emploi, conditions de travail, salaires... autant de sujets d’inquiétude et de mécontentement à cette rentrée.

Communiqué de l’Union Nationale CGT-Educ’Action

mercredi 31 août 2005, par CGT Educ’Action 94

Jetant aux orties ses déclarations et engagements antérieurs, G. de Robien a profité de l’été pour faire passer, à marche forcée, des dispositions régressives pour les personnels et pour la qualité du service public d’éducation.
Il en résulte des textes qui, à l’image de celui concernant le remplacement de courte durée des enseignants du second degré, seront lourds de conséquences pour les conditions de travail et d’emploi déjà dégradées par les effets du budget 2005. Fermetures de classes, remise en cause d’options et de dédoublements, suppression des TPE en terminale, licenciement de plusieurs milliers de contractuels et vacataires... sont quelques-uns des éléments illustratifs de la politique du gouvernement en matière scolaire.

Après avoir dit pis que pendre des emplois jeunes et décidé leur suppression, le gouvernement réintroduit de nouveaux contrats aidés dans l’Education.
Cette annonce, présentée comme un événement alors que ces contrats marquent une régression, ne peut occulter les saignées successives dont a été victime l’emploi dans l’Education ces dernières années.
En trois ans, c’est plus de 40 000 emplois dans l’encadrement éducatif ‑ enseignants, MI-SE, aides-éducateurs, CES/CEC ‑ qui ont été rayés des moyens des écoles, collèges et lycées.

Alors que l’emploi est aujourd’hui une préoccupation essentielle, peut-on se satisfaire pour les salariés de contrats à temps partiel d’une durée de 2 ou 3 ans maximum aux missions imprécises, conçus comme un sas obligatoire vers un emploi hypothétique ?

Ces dispositifs n’ont rien à voir avec ce que défend la CGT : la création d’emplois pérennes, à temps plein, avec une rémunération prenant en compte la qualification indispensable.
Les élèves ont besoin d’équipes éducatives stables et bien formées.
La CGT se battra à la fois pour veiller au respect des droits des salariés embauchés sur ces contrats et pour les créations d’emplois nécessaires afin que le service d’éducation assure la réussite de chaque jeune. Rappelons que les premières ébauches du budget 2006 annoncent la suppression de plusieurs milliers d’emplois d’enseignants !

L’UNSEN-CGT entend mettre en débat, avec les personnels dans chaque école, collège et lycée, l’ensemble de ces questions ainsi que la nécessité d’organiser les mobilisations indispensables pour mettre en échec cette politique et faire prendre en compte leurs revendications.
D’ores et déjà l’UNSEN-CGT s’inscrit, avec sa confédération, dans la recherche de l’unité d’action la plus large au sein de l’Education et au-delà.

Montreuil, le 31 août 2005