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Outre-Mer : La CGT demande l’extension des accords dans les DOM

mercredi 11 mars 2009, par CGT Educ’Action 94

Outre-Mer : La CGT demande l’extension des accords dans les DOM

mercredi 11 mars 2009

Aux Antilles (Guadeloupe, Martinique) comme à La Réunion, les luttes revêtent des réalités différentes… mais ont toutes un même dénominateur commun : des inégalités encore plus accentuées sur ces territoires qu’en France dans le domaine des salaires, de l’emploi, des prix à la consommation, de la fiscalité et de l’accès aux services publics et aux logements.
En Guadeloupe, les syndicats regroupés au sein du LKP ont démontré leur capacité à mobiliser et à négocier. Le protocole d’accord signé ouvre un large champ d’engagements : les salaires et l’emploi, la vie chère, mais aussi les questions institutionnelles, économiques, écologiques, culturelles.

A la demande de la CGTG, la délégation de la CGT soutiendra le principe de l’extension de l’accord lors de la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective le 20 mars prochain. Outre le revenu mensuel augmenté de 200 à 250 euros (1 à 1,4 SMIC), cet accord prévoit une augmentation de salaire de 3% (au dessus de 1,4 à 2 SMIC)

En Martinique, la mobilisation se poursuit jusqu’à la signature d’un accord global, permettant une amélioration des conditions de vie des salariés et de la population martiniquaise.

Concernant la question salariale, un accord signé avec l’ensemble du patronat (Medef compris) permettra à plus de 6O% des salariés du secteur privé de bénéficier d’une augmentation de 200 euros Une augmentation de 4 % est prévue pour les salariés gagnant entre 1,4 et 1,6 SMIC et une de 2 % pour les salariés au-delà de 1,6 SMIC

A la Réunion, le Collectif contre la vie chère (COSPAR) a fait le bilan des négociations en cours.
Son porte parole, membre de la CGTR, a d’une part dénoncé la lenteur et l’attitude du patronat qui ne cesse de quitter et de revenir à la table des négociations et d’autre part a appelé à soutenir et à amplifier la mobilisation.

Pour sa part, la CGT a renouvelé son plein soutien aux centrales syndicales des DOM, organise une solidarité financière permettant une solidarité active des salariés vivant en France vers les salariés des DOM. 
Elle exige du gouvernement de faire en sorte que les accords deviennent rapidement applicables et qu’il cesse de criminaliser ces mouvements pour tenter de s’affranchir de ses responsabilités

Montreuil 11.03.2009