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Crise 19 mars, le printemps pour les salaires

Lettre de l’UGICT CGT

lundi 9 mars 2009, par CGT Educ’Action 94

- Édito : Crise19 mars, le printemps pour les salaires ( ci-dessous)
- Emploi : Chômage des jeunes et des femmes et chômage partiel en hausse
- Santé : La loi Bachelot soulève la colère des personnels de santé
- Reconnaissance à Bac + 3 des infirmières : Après les promesses, il faut du concret
- Médico-social : Quatre fédérations syndicales appellent à la grève le 19 mars
- Santé : Plus de 2/3 des médecins hostiles à la politique du gouvernement
- Assistance publique de Paris : Le statut particulier torpillé dans la nuit à l’Assemblée
- Parité : Près d’ un salarié sur deux ne croit pas à l’égalité professionnelle
- Tribunaux des Affaires de Sécurité sociale : Les avocats se mobilisent contre 44 suppressions
- GDF-Suez : La CGT dénonce les profits réalisés sur le dos des usagers
- France Télécom : Intéressement « exceptionnel » versé aux salariés
- Plan social de RFI : La justice statuera le 12 mars
- Sécurité sociale : La CGT dénonce la mise en place d’un grand répertoire de fichiers nominatifs
- Soirée-débat Ugict-CGT : Autour du livre « L’ effet Darwin. Sélection naturelle et naissance de la civilisation » de Patrick Tort


Edito

Crise 19 mars, le printemps pour les salaires

Voilà déjà plusieurs années que les sondages d’une part, mais aussi les contacts entre les organisations syndicales et les salariés, révèlent la très forte préoccupation salariale des catégories les plus qualifiées

Les politiques salariales d’individualisation sur critères subjectifs et comportementaux et sur résultats contractualisés, le quasi-blocage des augmentations générales, les politiques d’exonérations sociales sur les plus bas salaires, ou encore la déstructuration du salaire mensuel en primes, intéressement, participation, parts aléatoires sont des éléments qui tirent les salaires des plus qualifiés à la baisse.

Dans une économie de la connaissance où les niveaux de qualification et de diplômes augmentent, le patronat, dans sa course à la rémunération du capital et des actionnaires, exerce une pression de plus en plus forte sur le paiement et la reconnaissance des qualifications.

Une étude du Crédoc parue la semaine dernière vient encore confirmer cela en soulignant que les ménages appartenant aux « classes moyennes » se sont imposé de plus en plus de restrictions ces huit dernières années malgré une hausse de leurs revenus, principalement en raison du poids plus important des dépenses incompressibles. Leur budget est davantage grevé par les dépenses « contraintes » (logement, eau, gaz, électricité, assurance, téléphone), qui augmentent plus vite que leur revenu. L’an dernier, ces dépenses contraintes représentaient 38 % des dépenses des ménages, contre 21 % en 1979, principalement en raison du coût du logement. Une personne dotée d’un budget médian de 1 467 euros, soit un Français sur deux, destine 80% de ce dernier aux dépenses contraintes et aux dépenses incontournables (alimentation, transport, santé, éducation). Finalement cette personne se retrouve chaque mois avec 294 euros pour ses dépenses de loisirs, vacances, habillement, équipement ménager et épargne.

S’il y a eu ce que certains ont appelé un « âge d’or des cadres », (vision très contestable car elle avait surtout pour avantage de creuser un fossé artificiel entre salariés et de nourrir l’illusion d’un syndicalisme catégoriel), on en est bien loin désormais. En témoigne le discours ambiant autour des classes moyennes avec lesquelles le président Sarkozy tente de flirter, grâce à quelques mesurettes supposées leur redonner artificiellement quelque pouvoir d’achat. Sans grand succès d’ailleurs puisque 58% des cadres soutiennent le mouvement revendicatif du 19 mars prochain.

Mais dans les jours qui nous séparent de cette mobilisation, il appartient à chacun, syndiqué ou non, de mobiliser autour de soi pour faire s’exprimer les revendications salariales, mais aussi les exigences sur l’emploi qui ne sont pas antinomiques des revendications sur les salaires.

Télécharger la lettre de l’UGICT CGT en pdf -> ci dessus