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Une inadmissible remise en cause du paritarisme !

Expressions de la CGT ....

jeudi 26 février 2009, par CGT Educ’Action 94

Expression de la CGT Educ Action du 25 février 2009

Une inadmissible remise en cause du paritarisme.

Depuis lundi matin, le ministère de l’Éducation nationale diffuse, via une entreprise privée de télémarketing « Addecom », les « résultats » du mouvement interacadémique aux demandeurs de mutation.

Aucun projet de mouvement n’a été communiqué aux élus des personnels et les commissions paritaires qui ont été élues aux élections de décembre 2008 ne se réuniront qu’à partir du 10 mars.

Aucun barème n’est communiqué, de nombreux collègues s’émeuvent de ces pratiques choquantes.

En diffusant ces « résultats » anticipés et non vérifiés, le ministère cherche à contrôler unilatéralement les affectations des personnels afin de pouvoir multiplier les affectations discrétionnaires.

Le ministre cherche aussi à accréditer l’idée que les élus des personnels sont inutiles, alors que les taux de participation particulièrement importants des élections de décembre ont montré l’attachement des personnels au système paritaire.

Il veut aussi supprimer tout contrôle paritaire à l’intra et sur les affectations de TZR.

Par ailleurs, le fait que l’administration fournisse les coordonnées personnelles de milliers de fonctionnaires à une entreprise privée pour remplir une mission publique, est intolérable.
Les personnels n’auront aucune possibilité de contrôle ni aucune réelle garantie qu’une utilisation commerciale de leurs données ne sera pas effectuée par cette entreprise.

Il s’agit là d’une illustration de la politique d’externalisation des missions qui conduit au démantèlement du service public.

Ces pratiques constituent une remise en cause inadmissible du rôle des élus dans les CAP : contrôler, corriger et améliorer les projets de l’administration et en rendre compte aux personnels qui leur ont confié cette tâche par le suffrage universel direct.

Une intersyndicale du second degré se réunira le 2 mars pour envisager, dans l’unité la plus large, une réponse à la hauteur de cette remise en cause.


Expression de la CGT Educ Action Créteil du 25 février 2009

Mutations 2009 : Attention aux infos téléphonées par le ministère : Une inadmissible remise en cause du paritarisme

Nous sommes interpellés depuis quelques jours par plusieurs collègues candidat-e-s à mutation qui ont été appelé par un centre d’appel (par ailleurs incompétent pour répondre aux questions) missionné par le ministère pour prévenir tous les candidats à mutation pour leur communiquer l’avant projet du mouvement. En effet, depuis lundi matin, le ministère de l’Éducation nationale diffuse, via une entreprise privée de télémarketing « Addecom », les « résultats » du mouvement interacadémique aux demandeurs de mutation. Les rectorats reproduiront certainement cette opération dès la fin mai pour le mouvement intra

Nous avions déjà dénoncé cette mesure qui a pour objectif non avoué de saper le travail de transparence inhérent à l’activité paritaire. Aucun projet de mouvement n’a été communiqué aux élus des personnels et les commissions paritaires qui ont été élues aux élections de décembre 2008 ne se réuniront qu’à partir du 10 mars. Aucun barème n’est communiqué, de nombreux collègues s’émeuvent de ces pratiques choquantes.

En diffusant ces « résultats » anticipés et non vérifiés, le ministère cherche à contrôler unilatéralement les affectations des personnels afin de pouvoir multiplier les affectations discrétionnaires. Le ministre cherche aussi à accréditer l’idée que les élus des personnels sont inutiles, alors que les taux de participation particulièrement importants des élections de décembre ont montré l’attachement des personnels au système paritaire. Il veut aussi supprimer tout contrôle paritaire à l’intra et sur les affectations de TZR.

Par ailleurs, le fait que l’administration fournisse les coordonnées personnelles de milliers de fonctionnaires à une entreprise privée pour remplir une mission publique, est intolérable. Les personnels n’auront aucune possibilité de contrôle ni aucune réelle garantie qu’une utilisation commerciale de leurs données ne sera pas effectuée par cette entreprise.

Il s’agit là d’une illustration de la politique d’externalisation des missions qui conduit au démantèlement du service public. Ces pratiques constituent une remise en cause inadmissible du rôle des élus dans les CAP : contrôler, corriger et améliorer les projets de l’administration et en rendre compte aux personnels qui leur ont confié cette tâche par le suffrage universel direct.

Une intersyndicale du second degré se réunira le 2 mars pour envisager, dans l’unité la plus large, une réponse à la hauteur de cette remise en cause.

En attendant, rappelons que les informations diffusées aux collègues (heureux ou malheureux) par le ministère via ce centre d’appel ne concernent que l’avant-projet de mouvement dont les organisations syndicales n’ont même pas encore eu connaissance et dont elles n’ont pu contrôler la transparence.

Ce sont les seules CAPN qui se réuniront du 10 au 20 mars qui auront à valider ce mouvement. Des changements peuvent donc se produire par rapport aux informations communiquées par le ministère si des règles n’ont pas été respectées par celui-ci.