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Pour un encadrement éducatif de qualité sans précarité

Motion votée au Congrès de l’Union Nationale CGT-Educ’Action - 14 mai 2005

mardi 17 mai 2005, par CGT Educ’Action 94

Avec la création des emplois d’aide-éducateurs (emplois-jeunes), de nombreux besoins ont été révélés dans les écoles, collèges, lycées.
Dans le second degré, animation socio-culturelle, liaison avec les partenaires culturels, suivi pédagogique et éducatif individualisé, gestion des réseaux informatiques, gestion et coordination des foyers socio éducatifs, sont autant de missions qui étaient jusqu’alors ignorées ou dévolues aux MI-SE, étudiants-salariés qui assumaient déjà de lourdes tâches de surveillance et de médiation.
Dans le premier degré, les aides-éducateurs assuraient l’animation des bibliothèques centres documentaires (BCD), le travail administratif du directeur(trice), le soutien aux élèves en difficulté, la gestion des réseaux informatique...
Le recours aux aides-éducateurs a permis la mise en œuvre de projets vie scolaire, pédagogiques et éducatifs ambitieux qui ont fortement contribué à la sérénité des collèges, lycées, de travailler autrement dans le premier degré.
Le licenciement des aides-éducateurs, en plus de priver d’emploi des milliers de travailleurs, font peser sur les étudiants-salariés des missions lourdes qui demandent un investissement et un temps de travail incompatibles avec la poursuite d’études supérieures.
Pour camoufler ce manque dans les écoles, collèges, lycées, le gouvernement, après avoir supprimé plus de 30 000 postes dans l’encadrement éducatif, met en place de nouveaux statuts précaires, les assistants d’éducation, qui devront assumer conjointement les missions des MI-SE et des aides-éducateurs (assistance pédagogique, animation, surveillance, maintenance réseaux...).
L’UNSEN-CGT refuse radicalement le recours des précaires :

L’UNSEN-CGT, réunie en congrès du 9 au 13 mai 2005, demande :
. la création d’un nouveau métier de fonctionnaire d’Etat, éducateur socio-culturel, qui assume les missions des aides-éducateurs,
. l’abrogation du statut des assistants d’éducation,
. le transfert des assistants d’éducation en poste dans les statuts MI-SE,
. le maintien et l’amélioration du statut des MI-SE,
. la création d’un nombre de postes suffisant (enseignants, secrétaires,...),
. la titularisation de tous les aides-éducateurs en poste ou privés d’emploi, sans condition de concours ni de nationalité,
. la création, aux niveaux académique et national, d’instances élues de défense syndicale des assistants d’éducation.

Port Barcarès, le 13 mai 2005