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Opération "Réveil matin au medef" : La CGT Cadres réveille le Medef !

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mardi 28 octobre 2008, par CGT Educ’Action 94

Quelques dizaines de manifestants Ugict ont réveillé mardi 21 octobre à 7h du matin le Medef pour lui remettre la pétition demandant le respect des RTT et des mesures pour améliorer la vie en entreprises .

Avec un réveil gonflable de deux mètres de haut monté sur un camion, les manifestants ont déposé au siège de l’organisation patronale à Paris, 10.250 signatures . La CGT des cadres et techniciens a annoncé la création d’un collectif de vigilance RTT pour identifier et suivre les entreprises qui ont décidé de renégocier les accords de temps de travail.

- Télécharger le communiqué : un réveil matin pour le médef  : ICI

- Voir la vidéo RTT Medef, sur Dailymotion : ICI

- Voir la vidéo " Réveil matin au Medef " sur You Tube : ICI


Billet de l’UGICT CGT du 27 octobre 2008 :

La France qui se lève tôt et qui travaille tard, la France au « forfait jour » est allée réveiller le Medef avenue Bosquet mardi dernier (voir les deux vidéos ci dessus ).

L’opération « Réveil Matin » organisée par la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens n’avait pas pour but de rassembler des foules, mais de capter l’attention des médias afin de donner un écho à la pétition contre le travail sans limites. Et l’objectif est atteint puisque la presse a repris l’information dans la matinée.

La pétition lancée en juillet a recueilli 10 250 signatures pour exiger le maintien de la réduction du temps de travail pour les cadres ainsi qu’une amélioration de ses modalités.

Devant le siège du patronat, la secrétaire générale de l’Ugict- CGT a donné une conférence de presse pour dénoncer la réalité du travail des cadres : « entre 44 heures et 48 heures par semaine ». Les cadres vivent « entre surcharge de travail et stress au travail. Ils vivent la souffrance au travail avec un nombre de plus en plus élevé de suicides au travail. Nous voulons réveiller le Medef pour lui montrer cette réalité du travail des cadres. Nous voulons lui montrer que nous serons tenaces pour le maintien de la RTT des cadres et nous voulons aussi lui dire que nous voulons faire bouger le management des entreprises qui est à l’origine de la crise financière que nous connaissons aujourd’hui ».

Dans nos entreprises, l’individualisation des carrières et la progression au mérite ont généré un affaiblissement des garanties collectives. La reconnaissance de la qualification est suspendue à une course sans fin aux résultats, tandis que les contrats d’objectifs percutent de plus en plus souvent l’éthique. Le devoir de loyauté confisque l’esprit critique et bride l’innovation. La souffrance au travail ne cesse d’augmenter alors qu’il devrait être source de bien-être. Il faut en finir avec les heures supplémentaires non reconnues et non payées, avec l’intensification et la pénibilité au travail, avec le stress permanent, avec le développement des risques psychosociaux, avec le recours aux substances dopantes et psychotropes, avec les suicides au travail, avec la course à la performance.

Le texte de loi adopté au cœur de l’été contre l’avis des « partenaires sociaux » qui avaient écarté cet aspect de la négociation sur la représentativité syndicale, s’oppose aux aspirations des cadres et des techniciens. En effet, le temps de travail sans limites percute de plein fouet la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Allonger le temps de travail de l’encadrement relève de l’indécence, au moment même où les exemples d’atteintes à la santé et de suicides se multiplient. La loi permet aux entreprises de remettre en cause la RTT, mais l’Ugict-CGT ne laissera pas faire. La CGT des cadres et techniciens a annoncé la création d’un « collectif de vigilance RTT » avec une page en ligne sur son site Internet pour identifier les entreprises qui ont décidé de renégocier les accords de temps de travail et suivre ces renégociations.