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Vos droits

Réforme de la formation initiale des enseignants : idéologie réactionnaire et économies budgétaires

Sur le site de l’académie de Créteil

lundi 22 septembre 2008, par CGT Educ’Action 94

Réforme de la formation initiale des enseignants : idéologie réactionnaire et économies budgétaires

- Une réforme réactionnaire

- Texte transmis aux syndicats

- Formation des maîtres : où va-t-on si vite ?

(Article du Café Pédagogique)

Pour lire l’article sur le site de l’académie de Créteil


Réforme de la formation initiale des enseignants : idéologie réactionnaire et économies budgétaires

Nous venons de découvrir le texte transmis aux syndicats sur la réforme de la formation des maîtres. Ce texte ne fait que confirmer les premiers éléments transmis par Sarkozy et Darcos avant l’été.

Loin de vouloir répondre au besoin essentiel d’une formation intiale et continue de qualité pour les enseignants, le gouvernement annonce très tranquillement la disparition des IUFM... Darcos participe ainsi avec zèle et efficacité à la volonté de détruire des dizaines de milliers de postes dans l’Education Nationale en supprimant quelques dizaines de milliers de postes de stagiaires et de formateurs.

Si l’annonce de la reconnaissance à niveau Master de la formation des enseignants est positive, cela ne peut masquer le véritable enjeu de cette réforme : la place des concours, le nombre de postes supprimés et la formation encore réduite.

La CGT Educ’action revendique un concours national de fonctionnaire d’État après la licence (bac + 3) et une formation de deux ans comme fonctionnaire stagiaire débouchant sur un master. Cette hausse du niveau de qualification doit être reconnue, non pas comme une simple accélération de carrière mais comme une nouvelle grille indiciaire basée sur celle, au minimum des agrégés, et calquée sur celle des grilles d’ingénieurs. En l’état de l’université aujourd’hui, reculer le concours après un bac + 5 pour les étudiants les plus modestes, c’est instituer une sélection sociale insupportable et éliminer la plupart des non titulaires en poste, recrutés souvent avec une licence.

La CGT Educ’action revendique une formation programmée progressive et cohérente aux métiers de l’Éducation (agrégés, certifiés, PLP, PE, CPE, ASH) dans le cadre d’une maison commune, l’IUFM, où interviennent des enseignants chercheurs et des équipes de formateurs qualifiés du 1er et du 2nd degrés préparant au master en lien avec les compo-santes de l’université et en favorisant un aller retour entre expérience de terrain et apports disciplinaires et pédagogiques de haut niveau. C’est diamétralement à l’opposé du schéma présidentiel où, de manière schizophrénique, on passe du jour au lendemain, par la magie du concours, d’une formation universitaire strictement disciplinaire en master à un plongeon dans une classe, avec comme seule bouée le maître (nageur ?) d’à coté promu, sans autre procès, compagnon… d’infortune !

Faire cours et faire apprendre, conduire une classe et individualiser son enseignement, exiger des efforts et donner confiance, susciter l’intérêt, évaluer les aptitudes et percevoir les talents, aider à l’orientation. Tout cela nécessite une formation initiale et continue approfondie : rien ne doit être laissé aux aléas de la vocation pédagogique ou du hasard professionnel. » dans le cadre d’un acte solennel fort, un arrêté, publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale (BOEN n° 1 du 4 janvier 2006 : cahier des charges de la formation des maîtres).

Du passé, faisons table rase ! Annoncer une tactique de terre brûlée concernant les IUFM, au nom d’une idéologie réactionnaire et d’économies budgétaires, c’est nier la nécessaire professionnalisation de la formation des maîtres pour répondre aux défis de la démocratisation de l’école. Les élèves en difficulté seront les premières victimes de cette politique à courte vue.

La CGT Educ’action, avec différentes composantes de la FERC CGT, est signataire de l’appel unitaire à la mobilisation, avec d’autres organisations syndicales de personnels et des étudiants dénonçant ensemble : « formation des enseignants : une régression déguisée ».

Nous comptons faire entendre, avec vous, aux ministres de l’Education et l’Enseignement supérieur des exigences fortes en matière de droit à la formation initiale et continue de qualité à partir des luttes à construire avec l’ensemble de la communauté éducative (parents, étudiants, précaires, stagiaires et titulaires). Nous soutenons et nous appelons à rejoindre les actions des personnels mobilisés dans les centres de formation.


Texte transmis aux syndicats le 12/09/2008 par le MEN

Réforme du recrutement et de la formation

texte proposé par le ministère pour la négociation avec les syndicats Objectifs et principes directeurs de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants

Au moment où d’importantes réformes du système éducatif sont en cours ou en préparation et réaffirmant les exigences de démocratisation de l’enseignement et de réussite des élèves il est nécessaire de repenser et d’améliorer l’entrée dans le métier d’enseignant. Un pouvoir d’achat réévalué, des professeurs mieux formés aux exigences du métier, une première affectation mieux préparée, un accompagnement en établissement assuré de façon systématique par les collègues expérimentés, choisis pour leurs compétences, permettront une première prise de fonction plus harmonieuse, plus motivante et donc plus efficace.

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants est un des axes de cette transformation. Elle entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010. Dans ce cadre, des mesures transitoires seront étudiées afin de permettre la bonne mise en œuvre de la réforme. (lire la suite : ICI )