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Congrès de l’Union Départementale - 3e partie :

construire une maison des syndicats, une direction, un fonctionnement au service de nos ambitions

samedi 12 mars 2005, par CGT Educ’Action 94

Le 15e congrès de l’Union départementale a apporté des modifications substantielles au fonctionnement de la structure interprofessionnelle départementale.

Des efforts importants ont été faits pour positionner le comité général dans son rôle de direction politique de l’Union départementale en décidant sa réunion une fois tous les 4 mois. Ainsi le rôle de la commission exécutive se recentre sur sa tâche essentielle : l’animation et la mise en œuvre collective des décisions du congrès et du comité général.

Il revient à la coordination de l’Union départementale d’assurer l’animation de l’activité quotidienne et de le représentation de la CGT.

L’expérience a montré qu’une telle orientation n’est cependant viable que dans la mise à disposition par les syndicats des moyens et des droits syndicaux nécessaires à chaque membre de la commission exécutive pour mener à bien cette tâche, réduire l’absentéisme aux réunions de la commission exécutive et créer les conditions d’une participation active au travail collectif de l’Union départementale.

La mise en place de collectifs autour des pôles Vie syndicale et Action revendicative vise à permettre à chacun des membres de la CE de contribuer à la mise en œuvre des décisions que nous prendrons au congrès, en se tournant vers les syndicats, et leur activité dans l’entreprise.

Les collectifs et leurs déclinaisons ont permis plus de réactivité à l’actualité, comme par exemple le secteur revendicatif avec la retraite, et la Sécu, et ces derniers temps la loi LARCHER. Sa déclinaison directe avec le secteur juridique, et son implication dans les élections prud’homales ont contribué aux bons résultats que nous avons enregistrés.

L’utilité de ce secteur tant en matière de réponses juridiques, de formations des élus et conseillers juridiques, de même que les journées de formations NAO, formation professionnelle, protection sociale, sont la matérialisation de la réactivité de chacun des secteurs qui forment le pôle revendicatif.

Concernant le pôle Vie syndicale, nous pouvons mettre à son actif de multiples initiatives tant sur l’aspect des bilans d’organisation précis, mais aussi d’aide à la mise en place de temps forts de renforcement, de plan de formation syndicale pour mieux répondre aux besoins, de réflexion sur la réalité du salariat du Val-de-Marne, et aux modifications qu’il serait nécessaire d’apporter pour être encore plus une CGT utile et efficace pour les salariés. De même mieux s’approprier la réalité du salariat de notre département, nous permet encore mieux de répondre aux attentes, et de mesurer pleinement les efforts de direction que nous avons à fournir.

Concernant la politique financière, nous avons aujourd’hui un défi à relever, puisqu’il s’agit pour nous tous de réfléchir, de déci-der, et de tester un autre mode de reversements des cotisations.

Des efforts ont été faits sur le mode de communication de l’Union départementale avec le journal “la Vie syndicale”, qui traite régulièrement de l’actualité politique, mais aussi de l’état des luttes, des assemblées générales ou de toutes autres initiatives dans le département. De même il fait l’objet de numéros spéciaux, congrès, comité général, vie syndicale, formation, Europe, protection sociale... Il doit être considéré comme un outil utile à la réflexion. De même « Agir pour nos droits », journal réalisé par le secteur revendicatif remplit lui aussi des fonctions tout aussi efficaces lors de parrainages, ou d’initiatives dans ou à la porte des entreprises .

Mais c’est aussi avec la recherche de moyens tant humains que financiers que nous avons essayé de redynamiser des secteurs essentiels à notre activité, tels que les unions syndicales de la santé, de la métallurgie, du commerce ; les unions syndicales des services publics et de la construction étaient déjà fortement impliquées dans l’activité lors des précédents mandats, de même que l’union syndicale des retraités et l’union générale des ingénieurs, cadres et techniciens.

Il s’agit bien de travail transversal, chacun des collectifs de travail puisant ses réflexions, l’élaboration de plan de travail, en lien avec tous les secteurs constituant notre Union départementale.
Bien entendu cette idée d’une commission exécutive, réellement directrice de toute l’activité du département, même si elle a progressé, reste toujours au milieu du gué.
La participation des élus reste inégale. L’implication dans les différents collectifs est encore trop partielle,
Pour permettre à chaque membre de la commission exécutive, de mieux appréhender sa place, de se sentir dans son rôle de direction, de préparer éventuellement ses interventions, un document préparatoire à la commission exécutive est réalisé. De plus un compte rendu de la commission exécutive avec les décisions prises est envoyé à chaque membre, cela est un progrès considérable, et nous devons peut-être mieux travailler leur utilisation.

Les rapports sont présentés par des camarades de la commission exécutive. Toute cette démarche est nouvelle et souffre probablement d’insuffisances, comment y remédier lors du prochain mandat, quelles nouvelles pistes sont à trouver, à expérimenter ?

L’Union départementale fait une priorité de :
- l’implication encore plus importante des syndicats dans la vie de l’Union départementale et, notamment, dans leur participation aux comités généraux, journées d’études et collectifs,
- la formation des membres de la commission exécutive dans leur rôle de direction et sur tous les grands champs d’activité de la CGT,
- l’engagement dans la création de secteurs départementaux sur les différents champs d’activité, chargés de participer à la réflexion des membres de la commission exécutive et des syndicats pour contribuer à leur action revendicative.

Nous le voyons bien la volonté de travailler mieux ensemble, plus collectivement est un exercice difficile, mais il y a urgence à s’y pencher davantage, à mieux réfléchir à cet engagement dans un nouveau mandat.